SECTION PARALLÈLE

La traditionnelle Section Parallèle du Panorama dédiée aux cinématographies des autres pays latino-américains, sera axée cette année sur le cinéma du Vénézuela et notamment sur la très vaste frontière commune partagée avec la Colombie.

Deux films vénézuéliens coproduits par la Colombie, La Fortaleza de Jorge Thielen Armand et El Amparo de Rober Calzadilla dialoguent avec La Frontera de David David, film en compétition, dont la trame se situe dans la région désertique de La Guajira et ses zones de non-droit.

Par le biais du cinéma, Le Chien qui Aboie pose la question des relations tumultueuses entre les deux pays frères, situés aujourd’hui aux extrêmes opposés du spectre politique, suite aux soubresauts historiques du XXIè siècle.

LA FRONTERA

JEUDI 8 OCTOBRE 18H30
Alors que la frontière colombo-vénézuélienne est fermée, Diana Ipuana vit en dépouillant les voyageurs qui traversent les sentiers du désert près de son ranch, aux côtés de son mari et de son frère. Le jour où l’un de leur larcin tourne mal, les deux hommes trouvent la mort. Diana se retrouve seule et sur le point d’accoucher. Elle devra faire face à la douleur de la perte, à la vie dans la solitude et au besoin de se réinventer. La corruption, les difficultés d’accès à la santé, à l’éducation et à l’eau ainsi que la coexistence de cultures diverses font partie du quotidien de Diana mais aussi des autres femmes du peuple Wayuu.

LA FORTALEZA

JEUDI 8 OCTOBRE 20H30
RENCONTRE AVEC LE RÉALISATEUR
À la suite de l’effondrement économique du Venezuela, Roque, un alcoolique en convalescence, tente de changer sa vie en reconstruisant un camp de touristes abandonné dans la forêt amazonienne.

EL AMPARO

SAMEDI 10 OCTOBRE 16H30
A la fin des années 80, à la frontière entre le Venezuela et la Colombie, près de la Rivière Arauca, deux hommes survivent à une attaque armée dans laquelle ils perdent quatorze de leurs compagnons. L’Armée les accuse d’être des guérilleros et tente de les arracher à leur cellule où ils sont surveillés par la police locale et la population du village. Le film est basé sur un fait réel connu sous le nom du massacre de El Amparo, qui s’est produit en 1988.