Dans Peloton Tonnerre, un groupe de soldats célèbre le succès de l’une de ses opérations à l’ombre d’un orage. Les éclairs déchirent la nuit tandis qu’entre la musique, l’alcool et des informations ambiguës, le commandant Montoya promet à ses hommes que lorsqu’il sera promu, tout le peloton le sera avec lui.
Le commandant affirme que ses combats contribuent à « assurer une victoire décisive et la paix pour notre pays », une déclaration qui revient pour justifier des actes de violence dépassant le simple cadre de la lutte contre le mal.
Dans les années 2000, les « faux positifs » désignaient des civils assassinés par les forces armées puis présentés comme des « guérilleros » afin de démontrer la victoire sur l’ennemi. Dans le film, un karma symbolique guette le commandant, annonçant les longues années qu’il faudra pour mettre au jour les actes qui ont été commis.
Theo Montoya a présenté une nouvelle fois au Festival de Cannes une œuvre d’une grande intelligence esthétique, après y avoir auparavant dévoilé son court métrage Fils de sodome. Le cinéaste, qui avait également porté son long métrage Anhell69 dans des festivals tels que Venise, SXSW ou encore Mar del Plata, démontre que la mémoire collective constitue l’une des principales inspirations de son cinéma.
(Wilmer MOYA)
Festivals:
- Premiere in the Official Short Film Competition of the Cannes Film Festival, France. 2026
- Panorama du Cinéma Colombien de Paris PACCPA 14 (2026), France