Vingt ans après l’avoir laissée, Laura revient à la maison de son enfance dans le département du Cauca. Retrouver sa terre natale, c’est ce qu’elle a décidé pour faire face à l’absence persistante de sa mère. C’est là qu’à l’aune de trois générations de femmes commence pour elle un voyage intime en quête de réponses à ses interrogations d’enfant. Ce court-métrage explore de façon émouvante la question de la mémoire.
Choisissant une esthétique de plans fixes et de premiers plans sur le quotidien des zones rurales, la réalisatrice parvient à faire revivre cette maison, la transformant en une créature qui protège le souvenir de ceux qui l’ont habitée. Chants d’oiseaux et voix off intimiste, le son devient un levier narratif essentiel. L'œuvre nous signale la dualité de l’oubli, cet oubli qui s’installe dans l’esprit de la grand-mère et celui qui est volontairement choisi pour que vivre soit moins douloureux. La réalisatrice explore avec une grande sensibilité ce qui reste après la mort.
Laura Chará est une cinéaste et une chercheuse basée à Paris. Todas las manos que solté, son premier court-métrage, a été sélectionné dans la section «Première fenêtre» de Cinéma du Réel et pour le festival international du film de Carthagène (FICCI).
(LITA)
Festivals:
- PRIX DU PUBLIC PREMIÈRE FENÊTRE 2026 - 49e Cinéma du Réél*
- PACCPA Panorama du Cinéma Colombien à Paris 2026