Célébrer la vie sans peur : c’est ainsi que les protagonistes de notre tragédie commémorent l’anniversaire de la mort d’El Mono. Malicia et Chinga pratiquent le Gravity Bike, une discipline qui consiste à dévaler des collines à grande vitesse sur des vélos modifiés, dont chaque détail témoigne de la passion et du savoir-faire des artisans qui les fabriquent. Pour eux, frôler la mort est la manière la plus intense de se sentir vivants, en assumant tout ce que cela implique.
La gravité est une force omniprésente qui règne au-delà du temps et de l’espace. Sa présence, comme son absence, est partout, donnant naissance à une vérité absolue : “tout ce qui monte doit redescendre.” Dans Malicia, cette force devient un véritable protagoniste, à la fois à travers les graviteros (experts des descentes à vélo à toute vitesse sur des pentes abruptes) et dans le poids moral des décisions auxquelles sont confrontés les personnages.
Edward Gómez Granada, réalisateur et fondateur de La Montaña Cine, nous livre un court métrage à la fois émouvant et intense. Un film profondément humain, qui a déjà été projeté au Festival international du film de Guadalajara, à Bogoshorts, au Festival international du film de Leeds et au Festival de Poitiers, entre autres.
(Wilmer MOYA)