Au lendemain de la disparition d’un des leurs, les habitants d’une communauté de l’Amazonie se réfugient dans leurs croyances mystiques et leurs rituels ancestraux afin de contrer la peur. Cette peur universelle et viscérale que nous, humains, ressentons face à notre propre disparition.

Cette universalité est d’autant plus réussie grâce à une esthétique exceptionnelle dans la composition de chaque plan et dans la maîtrise du clair-obscur. Lanawuru est une œuvre d’art, une toile du septième art. Son rythme est posé mais échappe à la tentation contemplative. La mise en scène de rituels autochtones nous dévoile la magie de ces pratiques sans pour autant tomber dans un exercice anthropologique.
Avec une expérience robuste comme directeur photo, Angello Faccini Rueda signe ici son deuxième court métrage en tant que réalisateur. Son premier court-métrage, Dulce, a fait partie de la sélection officielle de prestigieux festivals comme ceux de Sundance ou Toronto. Son travail comme directeur photo a également été vu sur un circuit de festivals prestigieux comme celui de Berlin ou encore Sundance. Nous sommes ravis de présenter cette œuvre d’art à la beauté hypnotique qu’est Lanawaru.
Lilia Manolova